La question revient régulièrement depuis la fin de la diffusion en septembre 2024 : une deuxième saison de Pseudo Harem va-t-elle être annoncée ?
La réponse est non, et elle l’est pour des raisons structurelles qui ne laissent aucune place à l’ambiguïté.
Pseudo Harem saison 2 ne verra pas le jour
Aucune annonce n’a été faite, ni par le studio Nomad, ni par l’auteur Yū Saitō, ni par Shōgakukan. Ce silence n’est pas un signe d’attente : c’est la conséquence directe d’une situation éditoriale très claire.
Le manga source est terminé depuis 2021, et la saison 1 a couvert l’intégralité du matériel disponible.
Si vous attendez une date de sortie pour la saison 2, vous pouvez cesser de guetter les annonces. Il n’y a pas de contenu inédit à adapter, pas de spin-off en cours, pas de suite officielle à l’horizon.
L’histoire de Rin et Eiji est complète telle qu’elle a été racontée.
Certains sites spéculent sur une éventuelle saison 2 en cas de succès commercial suffisant. C’est théoriquement vrai pour beaucoup d’animes – mais cela suppose qu’il existe du matériel à adapter.
Ici, ce n’est pas le cas. Une nouvelle saison impliquerait soit une histoire originale, soit un retour de l’auteur sur une œuvre qu’il a lui-même clôturée. Aucun de ces deux scénarios n’est envisagé publiquement.
Pourquoi la saison 1 couvre déjà l’intégralité du manga?

Le manga Pseudo Harem, publié dans le Monthly Shōnen Sunday, a démarré en janvier 2019 et s’est achevé en mars 2021.
En deux ans de prépublication, Yū Saitō a produit 157 chapitres réunis en 6 volumes, publiés entre mars 2019 et avril 2021 par Shōgakukan au prix de 650 ¥ l’unité.
Six volumes, c’est un format compact pour un shōnen romantique.
C’est comparable à ce qu’ont fait des œuvres slice of life courtes et bien construites, qui choisissent de raconter une histoire précise plutôt que de la diluer sur des dizaines de tomes. Yū Saitō a visiblement fait le même choix éditorial.
Pour adapter ces 157 chapitres en 12 épisodes de 23 minutes, le studio Nomad a dû faire des coupes. Certains passages secondaires ont été sautés, des scènes ont été condensées.
C’est un exercice classique dans l’adaptation manga-anime, surtout quand on cherche à boucler une histoire en une seule cour.
Le résultat couvre l’arc narratif principal de bout en bout, ce qui rend structurellement impossible toute continuation sans nouveau matériel.
Ce que valent les 12 épisodes diffusés en 2024
La saison 1 de Pseudo Harem a été diffusée du 5 juillet au 20 septembre 2024 sur Tokyo MX, BS Fuji et AT-X, chaque vendredi à 00h30 (heure japonaise). En France, la série était disponible en simulcast sur Crunchyroll au fil des épisodes.
Les chiffres de réception sont solides. Sur MyAnimeList, Pseudo Harem affiche un score de 7,83/10, établi par près de 86 000 utilisateurs, avec plus de 207 000 membres qui ont ajouté la série à leur liste.
Les 1 625 favoris enregistrés indiquent un attachement réel au-delà du visionnage passif. Sur IMDb, la note tourne autour de 8/10 selon les agrégations disponibles.
Pour situer ces chiffres : Pseudo Harem s’est classé 6e parmi les animes les mieux notés de l’été 2024 sur MAL, et figure dans le top 10 de la saison.
Ce n’est pas un phénomène viral, mais c’est une réception franche et cohérente pour une série romantique de format court. Ce que les spectateurs retiennent, c’est la dynamique entre les deux personnages principaux.
Rin qui joue plusieurs personnalités pour imiter un harem, Eiji qui participe au jeu tout en gérant ses propres sentiments : le concept original tient la distance sur 12 épisodes sans s’essouffler.
Le studio Nomad, connu pour des productions discrètes mais soignées, a livré une adaptation lisible et rythmée.
Que fait l’auteur Yū Saitō après Pseudo Harem?

Yū Saitō n’a pas disparu après la fin de Pseudo Harem. Il a continué à publier, avec deux nouveaux projets qui prolongent son intérêt pour les dynamiques romantiques entre lycéens.
En 2024, il a lancé Houkago, Bokura wa Sora ni Madou – un titre qui se traduit approximativement par « Après les cours, nous nous perdons dans le ciel ».
En 2025, une suite ou une nouvelle série, Houkago, Bokura wa Uchuu ni Madou, a suivi. Les titres partagent une même construction, une même atmosphère de fins d’après-midi et d’adolescence suspendue.
Pour les lecteurs qui ont aimé l’écriture de Yū Saitō dans Pseudo Harem, ces nouvelles œuvres sont la suite logique à explorer.
Le mangaka conserve une signature reconnaissable : des relations construites lentement, des dialogues qui disent beaucoup sans tout expliciter, une attention aux petits décalages émotionnels entre personnages.
Ces projets ne bénéficient pas encore d’adaptation anime annoncée. Mais si Pseudo Harem a trouvé son public en 2024, le nom de Yū Saitō est désormais sur le radar des studios.
Ce qui se passe ensuite dépendra de la réception de ses nouvelles séries au format manga – et cette fois, avec suffisamment de volumes disponibles pour que la question de l’adaptation se pose vraiment.
Pseudo Harem restera ce qu’il est : une histoire complète, ramassée en 6 volumes et 12 épisodes, sans bord effiloché ni fin ouverte qui appellerait une suite. C’est plus rare qu’il n’y paraît.