Un homme qui affronte quatre Supernovæ simultanément, les mains dans les poches, avec l’air de quelqu’un qui cherche un distributeur de sandwichs – voilà Kizaru.
Derrière cette désinvolture presque comique se cache l’un des personnages les plus redoutables de One Piece, capable de se déplacer à la vitesse de la lumière et d’anéantir une armée entière sans changer d’expression. Borsalino mérite qu’on s’y attarde sérieusement.
Origine et histoire de Kizaru dans One Piece
Borsalino est né dans North Blue, la même mer que Sanji ou Trafalgar Law – un détail que Oda ne souligne pas par hasard, tant cette région tend à produire des personnages au profil atypique.
À 26 ans, il intègre la Marine aux côtés de Sakazuki, le futur Akainu. Les deux hommes sont alors surnommés les « Monster Rookies » par leurs pairs, et ils partagent le même mentor : l’instructeur Zephyr, personnage central du film One Piece Film Z.
Cette formation commune avec Sakazuki est l’une des ironies discrètes de la série. Les deux amiraux ne pourraient pas être plus opposés dans leur rapport à la violence et à la justice.
Sakazuki incarne la rigueur absolue. Borsalino, lui, fait tout avec la nonchalance d’un fonctionnaire qui attend la retraite.
Après le timeskip, Kizaru est le seul amiral à conserver son poste. Akainu est promu amiral en chef à l’issue de son combat contre Aokiji, qui quitte la Marine.
Kizaru reste donc le pilier de l’institution, sans promotion ni départ – une constance qui dit beaucoup sur sa relation au pouvoir, qu’il exerce sans en avoir l’air.
Quel est le pouvoir du fruit du démon de Kizaru?

Borsalino a mangé le Pika Pika no Mi, traduit en français par « Fruit Luminescent » ou « Fruit du Flash ». C’est un fruit de type Logia, ce qui signifie que son corps devient littéralement de la lumière – il peut la créer, la contrôler et se transformer en elle à volonté.
La conséquence la plus évidente est la vitesse. Kizaru se déplace à la vitesse de la lumière, soit environ 300 000 km/s en théorie.
Aucun personnage de One Piece n’atteint cette vélocité en dehors de lui. En combat, cela se traduit par des téléportations instantanées, des déplacements en faisceau lumineux et une capacité à frapper depuis des angles impossibles à anticiper.
Ses techniques portent les noms des Trois Trésors Sacrés du Japon, une référence mythologique limpide pour les connaisseurs de la culture shinto. Le Yata no Kagami (miroir sacré) permet de réfléchir les lasers dans toutes les directions.
L’Ama no Murakumo fait apparaître une épée de lumière dense et tranchante. Le Yasakani no Magatama déclenche une pluie de lasers dévastateurs sur une zone entière – une technique de saturation que peu de personnages peuvent esquiver.
Le docteur Vegapunk a étudié ce fruit en détail pour reproduire partiellement ses capacités dans les Pacifista, les cyborgs de la Marine.
Ce « laser de Kizaru » intégré dans des androïdes en série démontre à quel point le Pika Pika no Mi dépasse le cadre du simple combat singulier – c’est une technologie militaire.
Kizaru aurait consommé ce fruit au début de la quarantaine, ce qui explique pourquoi sa maîtrise semble totale et sans effort apparent.
Âge, taille et profil physique de Kizaru
Les données physiques de Borsalino sont publiquement documentées dans les SBS et les databooks de la série. Voici un comparatif avec les autres amiraux :
| Amiral | Âge (après timeskip) | Taille | Poids |
|---|---|---|---|
| Kizaru (Borsalino) | 58 ans | 304 cm | 260 kg |
| Akainu (Sakazuki) | 55 ans | 306 cm | – |
| Aokiji (Kuzan) | 49 ans | 298 cm | – |
Avant le timeskip, Kizaru avait 56 ans. Il est le plus âgé des trois amiraux de l’époque. Son anniversaire tombe le 23 novembre.
À 304 cm pour 260 kg, son gabarit colle avec l’esthétique classique des amiraux – des colosses qui ne ressemblent jamais à des lutteurs conventionnels, mais qui dégagent une puissance latente permanente.
Visuellement, Borsalino s’inspire de Kunie Tanaka, acteur japonais connu pour ses rôles calmes et légèrement menaçants. Ce choix esthétique renforce l’idée d’un personnage dont la dangerosité passe précisément par la sobriété.
Kizaru est-il un méchant ou un personnage ambigu?

La réponse courte : ni l’un ni l’autre complètement. Kizaru est l’antagoniste secondaire de plusieurs arcs majeurs, mais son rapport à la morale reste volontairement flou.
Il applique les ordres de la Marine avec une efficacité totale, sans jamais sembler y prendre un plaisir particulier – contrairement à Akainu, qui croit sincèrement en sa justice absolue.
Certains lecteurs se demandent si Kizaru est un traître infiltré dans la Marine. À ce jour, rien dans le manga ne confirme cette hypothèse.
Ce qui alimente le doute, c’est sa lenteur d’exécution à Egg Head et ses hésitations visibles face à Vegapunk – un scientifique qu’il semble avoir connu personnellement. Oda joue sur cette ambiguïté sans la résoudre, ce qui est une signature narrative reconnaissable dans la série.
La scène où Kizaru donne à manger à Luffy est souvent citée comme preuve d’une sensibilité cachée. À Sabaody, après l’avoir battu, il s’assure que le jeune pirate ne meurt pas immédiatement.
Cette ambivalence – frapper quelqu’un à la vitesse de la lumière puis lui tendre de la nourriture – définit Borsalino mieux qu’un long discours.
Ce n’est pas de la bonté, c’est de l’indifférence confortable, celle de quelqu’un qui a depuis longtemps séparé ses actes de leurs conséquences.
Quant à la question de savoir de qui Kizaru a peur : aucun ennemi explicite dans la série ne lui inspire de crainte visible. Ses hésitations relèvent davantage d’un calcul froid que d’une peur instinctive.
Les exploits de Kizaru : de Sabaody à Egg Head
Sa première apparition marquante survient dans l’arc Sabaody. Kizaru affronte simultanément quatre Supernovæ – X Drake, Basil Hawkins, Scratchmen Apoo et Urouge – et les neutralise seul, sans appui extérieur.
Pour un shonen, c’est une démonstration de puissance rare : voir un seul personnage disperser des rookies qui ont chacun plus de 100 millions de berrys de prime en quelques minutes pose immédiatement une échelle de valeurs.
Dans la foulée de cet arc, il capture 500 pirates en solo. Ce chiffre n’est pas anodin dans l’univers One Piece : il replace Kizaru dans la catégorie des forces capables de modifier seules l’équilibre du Grand Line.
À Marine Ford, il intervient comme antagoniste secondaire pendant la guerre, affrontant notamment Whitebeard et les pirates alliés. Son rôle n’est pas central mais ses frappes sont déterminantes dans plusieurs séquences d’action.
À Egg Head, l’arc le plus récent, Kizaru dirige l’assaut à la tête d’une flotte de 100 navires dont 20 cuirassés, accompagné de 30 000 soldats, 9 vice-amiraux et du Cinq Doyen Saint Jaygarcia Saturn.
Il parvient à tuer Vegapunk malgré l’arrivée de l’équipage des Géants. C’est l’un des actes les plus lourds de conséquences qu’il accomplit dans toute la série, et Oda prend soin de montrer que Borsalino l’exécute sans triomphe.
Quel est le point faible de Kizaru?

Le Pika Pika no Mi, comme tout fruit Logia, a une faiblesse structurelle : le Haki de l’armement. Un utilisateur capable d’enduire ses attaques de Haki peut toucher Kizaru physiquement, y compris lorsqu’il est sous forme de lumière.
Rayleigh l’a démontré à Sabaody en bloquant une de ses attaques – un moment fort qui révèle qu’un Haki supérieur suffit à neutraliser la vitesse absolue.
Son autre limite est plus narrative. Kizaru semble délibérément inefficace à certains moments clés – ses « ratés » à Egg Head notamment. Oda laisse entendre que cet homme, capable de tout détruire en quelques secondes, choisit parfois de ne pas le faire.
Ce flou intentionnel entre incapacité et refus est peut-être son vrai point faible : une loyauté froide à un système dont il n’est pas convaincu.
Kizaru est-il mort dans One Piece?
La réponse directe : non, Kizaru n’est pas mort dans One Piece à ce stade de la publication. Aucune scène de mort confirmée ne lui est attribuée dans le manga ou l’anime.
À l’issue de l’arc Egg Head, son état exact reste flou – il a été confronté à Luffy dans un combat intense – mais aucun personnage ne prononce sa mort et aucun narrateur ne la confirme.
La confusion vient souvent de la violence des échanges à Egg Head, où plusieurs personnages majeurs sont grièvement blessés. Mais pour Borsalino, Oda maintient l’ambiguïté avec la même constance qu’il applique à tout le reste du personnage.
Un amiral Logia ne tombe pas sans que la série le signale clairement – et ce signal n’a pas encore été donné. Pour suivre l’évolution des chapitres récents et leurs révélations sur les figures de la Marine, les sorties hebdomadaires restent le seul thermomètre fiable.
Borsalino continue donc d’exister dans cet entre-deux qui lui va si bien : présent sans être là, menaçant sans paraître pressé, vivant comme si même la mort n’osait pas l’interrompre.