
L’annonce du mariage de Tomori Kusunoki, la talentueuse seiyuu notamment connue pour prêter sa voix au personnage emblématique de Makima dans Chainsaw Man, a malheureusement été ternie par une vague de réactions extrêmes. Le 1er janvier, ce qui aurait dû être une célébration joyeuse s’est transformé en un débat houleux au sein de la communauté des fans, mettant en lumière les aspects les plus toxiques de certaines relations parasociales. Un fan japonais a en effet choqué la toile en diffusant une vidéo où il brûlait une peluche de Yuki Setsuna, un personnage de Love Live! Nijigasaki que Kusunoki a incarné jusqu’en 2023.
La face sombre du fandom : les « Gachi-koi »
Cet incident révoltant révèle la dangereuse mentalité de certains fans, souvent désignés sous le terme « gachi-koi« , qui se caractérisent par un amour obsessionnel et une interprétation déformée de leur relation avec les idoles et les seiyuus. Pour ces individus, le mariage de Tomori Kusunoki a été perçu comme une « trahison personnelle ». Sur des plateformes comme 5ch et X (anciennement Twitter), une minorité bruyante n’a pas hésité à exprimer sa fureur, non seulement concernant l’union, mais aussi en reprochant à l’actrice d’avoir eu un petit ami depuis ses années étudiantes.

Des commentaires virulents ont inondé les forums, accusant l’actrice d’avoir « caché son petit ami pendant tout ce temps tout en nous vendant des produits dérivés ». Cette perception d’une tromperie financière et émotionnelle souligne l’attente irréaliste de certains fans qui voient les artistes comme leur propriété exclusive, niant leur droit fondamental à une vie privée et à des relations personnelles.

Une réaction disproportionnée et irréfléchie
Le geste de brûler une peluche de Yuki Setsuna est particulièrement symbolique et ironique. Tomori Kusunoki avait dû quitter ce rôle emblématique en 2023 pour des raisons de santé, étant remplacée par Coco Hayashi. Cet acte de destruction, motivé par une colère aveugle, illustre à quel point l’obsession de certains fans peut brouiller la frontière entre la personne réelle et le personnage fictif. Il démontre une incapacité à distinguer l’artiste de son œuvre, projetant des attentes et des frustrations personnelles sur une figure publique.
Une vague de soutien face à la toxicité
Fort heureusement, la majorité écrasante du fandom a fermement condamné cette attitude toxique. De nombreux fans se sont exprimés pour dénoncer le comportement irrationnel de cette minorité et rappeler un principe fondamental : les actrices de voix, ou seiyuus, sont des êtres humains à part entière, avec un droit inaliénable à leur vie privée. Ils ont souligné l’absurdité de s’attaquer à un symbole d’un rôle que Kusunoki avait déjà dû abandonner pour des raisons indépendantes de sa volonté.

Cet incident soulève une question cruciale : les agences de gestion des talents devraient-elles renforcer la protection des seiyuus face à ce type de relations parasociales extrêmes ? Il est impératif que les artistes puissent vivre leur vie personnelle sans craindre les représailles ou la haine de la part d’une minorité de fans qui dépassent les limites du respect et de la décence.
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