La saga Dragon Ball Z, pilier de la culture manga, se retrouve au cœur d’une polémique inattendue au Texas. La boutique Kaboom Comics, située à Weslaco, a retiré les volumes de Dragon Ball Z de ses rayons. La raison ? La crainte d’enfreindre la nouvelle législation texane, connue sous le nom de Senate Bill 20 (SB20), qui vise à punir les contenus jugés « inappropriés ».

Cette loi, dont la formulation ambiguë, inquiète les professionnels du secteur, car elle pourrait impacter des œuvres qui n’ont jamais été conçues avec une intention malveillante.
Andrew Balderas, le gérant de la boutique, explique que certains tomes de Dragon Ball Z contiennent des scènes humoristiques où l’on peut voir Gokû enfant nu. Bien que ces scènes soient présentées dans un contexte comique et datent de plusieurs décennies, Balderas a préféré jouer la carte de la prudence : « Il était risqué de laisser ces tomes exposés avec cette nouvelle loi. Mieux vaut les retirer que d’affronter des conséquences légales. »
Que dit précisément la loi SB20 ?
Adoptée au début de l’année avec un large soutien, la loi SB20 a été initialement conçue pour freiner la création de matériel inapproprié généré par intelligence artificielle. Cependant, sa formulation stipule que des « représentations, qu’il s’agisse de dessins, d’animations ou d’images créées avec l’IA », peuvent être considérées comme illégales. Cette formulation ouvre la porte à une interprétation large, où des mangas ou des animes contenant des scènes innocentes, mais potentiellement polémiques, pourraient être visés.

Un effet domino ?
Cette affaire suscite une vive inquiétude parmi les librairies et les boutiques spécialisées. Comment examiner des décennies de publications pour s’assurer qu’aucune œuvre ne puisse être interprétée comme illégale ? Les fans craignent que d’autres franchises ne subissent des coupes préventives, créant ainsi un climat de censure involontaire dans l’industrie.
Un classique en danger
Le retrait d’une œuvre aussi influente que Dragon Ball Z aux États-Unis témoigne de la confusion qui règne. Pour la plupart des fans, ces images n’ont jamais été offensantes. Pourtant, la crainte de potentielles interprétations juridiques transforme le manga en « dommage collatéral » d’une loi qui visait initialement à réguler l’IA et les contenus à caractère potentiellement pédopornographique.
Et vous, qu’en pensez-vous ? Considérez-vous que cette loi au Texas est une mesure nécessaire pour réguler l’IA, ou une réaction excessive qui conduit à la censure de classiques tels que Dragon Ball Z ? N’hésitez pas à partager votre avis dans les commentaires.
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