Dans une rencontre inédite et captivante, deux figures emblématiques du manga, Kohei Horikoshi, le génial créateur de My Hero Academia, et Takeru Hokazono, l’étoile montante derrière le phénomène Kagurabachi, se sont unis pour discuter de leur parcours. Au cœur de leur échange : la raison de leur choix de publier dans l’illustre Weekly Shonen Jump. Le mangaka de My Hero Academia a comparé cette revue légendaire au Budokan, la scène ultime pour tout artiste au Japon, tandis que Hokazono a affirmé sans détour qu’atteindre les sommets passait inévitablement par cette publication emblématique. Une conversation révélatrice sur les coulisses de la création manga.

Le Tremplin Ultime : Pourquoi la Weekly Shonen Jump ?
La Weekly Shonen Jump est bien plus qu’une simple publication ; elle représente un véritable Graal pour les mangakas aspirant à marquer leur époque. L’auteur de My Hero Academia, dont l’œuvre connaît un succès planétaire, a articulé cette vision avec éloquence. Pour lui, cette plateforme est synonyme de la plus haute reconnaissance artistique, un lieu où seuls les meilleurs peuvent s’exprimer pleinement. Takeru Hokazono, avec son manga Kagurabachi qui a rapidement conquis le public, partage cette conviction. Son ambition de grandeur l’a naturellement mené vers cette maison d’édition, considérant qu’il n’y avait « pas d’autre option que la Jump » pour quiconque souhaite laisser une empreinte durable dans l’industrie.
L’Art de Captiver : Les Secrets de la Rétention des Lecteurs
Maintenir l’attention des lecteurs semaine après semaine est un défi constant dans l’univers exigeant du manga. Kohei Horikoshi a partagé une règle d’or qu’il applique scrupuleusement : « Les quatre dernières pages d’un chapitre sont les plus importantes. Je crois que tout se résume à l’intensité avec laquelle vous pouvez émouvoir le lecteur sur ces dernières pages. » Cette approche stratégique vise à laisser une impression forte et à inciter à la lecture du prochain numéro. L’auteur de Kagurabachi s’inscrit dans cette même logique d’engagement. Il s’efforce d’intégrer « au moins un point dans chaque chapitre qui rend les lecteurs heureux ou excités », espérant que cela devienne un sujet de conversation entre amis. Un objectif clair : créer des moments mémorables.


Anecdotes et Réalités du Manga Shonen
Au-delà des stratégies de narration, cette conversation a mis en lumière des aspects plus personnels de leur collaboration et des réalités de l’édition. Une anecdote surprenante a été révélée : avant même le lancement de la série Kagurabachi, Takeru Hokazono avait rendu visite au studio de Kohei Horikoshi et s’était retrouvé à prêter main-forte en tant qu’assistant. Il a notamment contribué au dessin de certains clones de Twice pour un chapitre de My Hero Academia, une collaboration inattendue qui souligne la solidarité et l’entraide entre mangakas. Les deux auteurs ont également souligné la rigueur du système de sondage de la célèbre revue. Loin d’être une contrainte, cette exigence est perçue comme un moteur positif, empêchant de « dessiner en pilote automatique » et garantissant une qualité constante, indispensable pour survivre et prospérer dans ce milieu ultra-compétitif.
Cette rencontre entre Kohei Horikoshi et Takeru Hokazono offre un aperçu précieux des motivations et des méthodes qui animent les créateurs de manga à succès au sein de la Weekly Shonen Jump. Leur engagement envers l’excellence narrative et l’émotion du lecteur est palpable. Que pensez-vous de la philosophie de Horikoshi sur l’importance des quatre dernières pages ? Et selon vous, Kagurabachi réussit-il à captiver son public chaque semaine avec la même intensité ?
Commentaires (0)
Connectez-vous pour commenter