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Seedance 2.0 : ByteDance freine le plagiat d’anime par l’IA

L’ère où l’intelligence artificielle pouvait allègrement reproduire des épisodes fictifs de nos séries préférées touche à sa fin. ByteDance, le géant technologique derrière TikTok, a récemment opéré un virage décisif en mettant à jour son outil de création vidéo, Seedance 2.0. Désormais, cette IA est programmée pour ne plus se livrer au plagiat flagrant de personnages célèbres ou d’œuvres protégées, un changement majeur dans le paysage de la création numérique.

Si vous tentiez auparavant de générer une vidéo d’un « personnage d’anime japonais parlant » via Seedance 2.0, le système vous aurait sans doute obéi. Aujourd’hui, il vous opposera une fin de non-recevoir, affichant un message d’erreur clair pour violation des droits d’auteur. Cette décision stratégique de ByteDance illustre une préférence pour la limitation technologique plutôt que le risque de litiges coûteux et complexes liés aux droits de propriété intellectuelle.

Seedance 2.0 de ByteDance s'adapte aux plaintes du Japon sur le plagiat d'anime.

Le Japon fait pression : Seedance 2.0 contraint à l’obéissance

Cette évolution n’est pas le fruit d’une initiative spontanée de ByteDance, mais bien le résultat d’une pression externe significative. L’outil Seedance 2.0, accessible en Chine via l’application Doubao, avait connu un succès fulgurant dès le 17 février dernier, impressionnant par sa capacité à créer des vidéos d’un réalisme saisissant. Le revers de la médaille fut sa propension, jugée excessive, à imiter des styles artistiques existants. Les réseaux sociaux furent rapidement inondés de clips qui semblaient directement inspirés de productions Disney, de la série Boonie Bears, ou d’animes japonais très populaires.

Cette situation a rapidement alerté la NAFCA (Japan Anime Film Culture Association), une organisation clé dans la protection de l’animation japonaise. La NAFCA a directement interpellé l’équipe de TikTok au Japon, exigeant l’arrêt immédiat de l’utilisation non autorisée de leur propriété intellectuelle.

La réaction de ByteDance face aux droits d’auteur de l’animation

La réponse de ByteDance ne s’est pas fait attendre. Li Liang, vice-président de l’entreprise, a confirmé sur les réseaux sociaux l’ajustement des filtres de Seedance 2.0. Ces modifications visent à empêcher l’IA de générer des visages de personnes réelles ou des personnages sous copyright. Bien que Li Liang ait fièrement mentionné l’utilisation de leur technologie lors du gala du Nouvel An de la télévision chinoise (Chunwan), il a reconnu la nécessité de se conformer aux régulations en vigueur.

Interface de Seedance 2.0 bloquant la création de personnages d'anime protégés par droits d'auteur.

Désormais, le système de Seedance 2.0 est capable de détecter les tentatives de recréation de personnages emblématiques tels que Mickey Mouse ou Goku, bloquant ainsi la requête. Toutefois, comme pour toute technologie émergente, des failles peuvent subsister si les utilisateurs se montrent suffisamment ingénieux dans leurs requêtes textuelles.

Seedance 2.0 : L’ambition de ByteDance face à l’innovation et la légalité

Seedance 2.0 représente l’offensive de ByteDance sur le marché de la génération vidéo par IA, se positionnant comme un concurrent direct de Sora d’OpenAI. Ce modèle avancé excelle dans la transformation de texte et d’images en vidéos d’une fluidité remarquable. Bien que son utilisation soit pour l’instant confinée à la Chine, l’inquiétude des studios d’animation est palpable à l’échelle mondiale.

Message d'erreur de Seedance 2.0 indiquant une violation de droits d'auteur lors de la génération vidéo.

Si un outil gratuit peut accomplir en quelques secondes ce qui demande des semaines de travail à un animateur, la question des droits d’auteur et du plagiat anime IA devient une lutte existentielle pour l’industrie créative. Ces restrictions sont-elles suffisantes pour protéger durablement la propriété intellectuelle, ou l’intelligence artificielle trouvera-t-elle toujours un moyen de contourner les barrières du copyright ? Le débat est loin d’être clos.

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