
Erika Yoshida, scénariste reconnue pour son travail sur Bocchi the Rock! et maintenant sur Maebashi Witches, réaffirme sa position contre le fanservice dans les animes mettant en scène des adolescentes. Lors d’une récente interview, l’auteure a souligné qu’il est nécessaire d’être particulièrement attentif à la manière dont les personnages de lycéennes sont représentés à l’écran.
« Même s’il s’agit de personnages fictifs, lorsqu’il s’agit d’adolescentes, certaines choses doivent être évitées. Je ne veux pas de plans inutiles sur les fesses, ni d’exagération des mouvements de poitrine lorsqu’elles courent », a affirmé Yoshida. Pour elle, le simple fait que « l’anime ait toujours été comme ça » n’est pas une justification valable.
Une position déjà adoptée dans Bocchi the Rock!
La scénariste avait déjà fait parler d’elle en confirmant qu’elle avait supprimé des scènes de fanservice dans l’adaptation de Bocchi the Rock!, évitant de transformer la corporéité des protagonistes en blagues. Cette décision avait suscité un débat sur les réseaux sociaux, certains saluant le changement tandis que d’autres le critiquaient comme une altération du matériel original.
Aujourd’hui, dans Maebashi Witches, Yoshida poursuit dans cette voie. Elle explique que le fait d’éliminer l’automatisme – des postures aux cadrages hérités de l’habitude – permet de recentrer l’attention sur l’histoire et sur les problématiques que vivent les jeunes filles. « En parler lors des réunions de scénario et de réalisation est essentiel : chaque œuvre doit décider consciemment ce qu’elle montre et ce qu’elle ne montre pas », a-t-elle souligné.
Un débat persistant dans l’industrie
La position de Yoshida s’inscrit dans une série de controverses récentes concernant le fanservice dans l’anime, incluant des pétitions en ligne et des discussions ouvertes sur la sexualisation des mineures dans les productions populaires. Des cas comme Bocchi the Rock! ont ouvert la conversation sur la mesure dans laquelle cette pratique contribue ou distrait de la narration.
Au-delà des opinions divergentes, Yoshida défend que la réflexion sur le traitement des personnages est une responsabilité créative. Son objectif n’est pas d’interdire, mais de choisir consciemment comment représenter les jeunes filles à l’écran sans tomber dans des excès automatiques.
Que pensez-vous de la position d’Erika Yoshida ? Pensez-vous que l’industrie devrait reconsidérer l’utilisation du fanservice avec des personnages adolescents ?
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