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Dragon Ball : Plagiat ou Génie de l’Influence ?

Le débat est éternel, mais il s’enflamme aujourd’hui avec une intensité renouvelée. Un fil viral sur les réseaux sociaux a ravivé les accusations de plagiat à l’encontre de Dragon Ball, soulignant des similitudes si frappantes avec le cinéma occidental qu’il est devenu impossible de les ignorer. Sous le hashtag provocateur « Dokusaku Ball » (littéralement « Boule de Plagiat »), un utilisateur sur X (anciennement Twitter) a déclenché une véritable controverse dans la communauté otaku, suggérant que l’œuvre emblématique du regretté Akira Toriyama ne serait qu’une « couverture de patchwork » cousue d’idées empruntées à Hollywood.

La publication, qui a généré des centaines de milliers d’impressions en quelques heures, ne se contente pas d’émettre des opinions ; elle présente des preuves visuelles et narratives qui mettent Dragon Ball Z face à des questions complexes. Mais où s’arrête l’inspiration et où commence le véritable plagiat ?

Goku de Dragon Ball accusé de plagiat comparé à des personnages de films hollywoodiens

De Superman à Terminator : Les accusations de plagiat de Dragon Ball décortiquées

L’argument central du fil est d’une simplicité dévastatrice : si l’on retire à Dragon Ball les éléments tirés des films américains des années 80, il ne resterait plus grand-chose de l’histoire. L’auteur détaille trois points critiques qui ont semé le doute même parmi les fans les plus fidèles.

1. L’Histoire d’Origine : Kal-El ou Kakarotto ?

La comparaison la plus évidente, et celle qui ouvre le dossier des accusations de plagiat de Dragon Ball, est la structure quasi identique de l’origine de Goku. Le fil résume l’intrigue de DBZ ainsi :

  • Un enfant extraterrestre arrive seul sur Terre dans un vaisseau spatial sphérique.
  • Sa planète natale a été détruite par une catastrophe ou une race agressive.
  • Il possède une force physique bien supérieure à celle des humains mais a une faiblesse fatale (Kryptonite/Queue).
  • Il est élevé par des humains bienveillants et grandit pour devenir le protecteur de la planète.

Pour les critiques, il ne s’agit pas d’un simple archétype ; c’est un calque de Superman. Même des personnages comme Piccolo sont comparés au Martian Manhunter (l’« ami vert, chauve et fort »), et la race Saiyajin aux Kryptoniens militaristes du Général Zod.

2. La Saga des Androïdes est un Terminator 2 déguisé

Comparaison visuelle entre Trunks du Futur de Dragon Ball Z et John Connor de Terminator 2
Comparaison entre Cell de Dragon Ball Z et le T-1000 de Terminator 2, soulignant les similitudes

C’est là que les preuves visuelles deviennent accablantes. Le fil compare côte à côte Trunks du Futur à John Connor et Kyle Reese. La narration est, selon l’auteur, exactement la même :

« Un guerrier voyage depuis un futur apocalyptique dominé par des machines pour protéger la clé du salut dans le passé. Le design du personnage (veste en cuir, attitude rebelle) et l’arrivée d’un robot liquide qui se régénère (Cell contre T-1000) sont des copies directes de l’œuvre de James Cameron. »

Même le Sergent Métallique de la saga originale est jugé identique au T-800 d’Arnold Schwarzenegger, un fait qu’Akira Toriyama n’a d’ailleurs jamais nié.

3. Des Monstres d’Hollywood : Alien et King Kong

Les accusations de plagiat de Dragon Ball se poursuivent avec les antagonistes. La troisième forme de Freezer est visuellement un hommage (ou une copie, selon le fil) au Xénomorphe de la franchise Alien. De même, la transformation en Ozaru (le singe géant) est pointée du doigt comme une appropriation directe du mythe de King Kong, une icône incontournable du cinéma occidental.

Comparaison entre la troisième forme de Freezer de Dragon Ball et le Xénomorphe d'Alien
Comparaison entre la transformation Ozaru de Dragon Ball et King Kong, soulignant les inspirations

La défense : Hommage, Parodie et le « Style Toriyama »

Malgré l’agressivité du terme « Dokusaku », la communauté s’est largement mobilisée pour défendre le mangaka. La réalité est qu’Akira Toriyama n’a jamais caché ses influences ; au contraire, il les a toujours embrassées.

Toriyama était un fan avoué de cinéma. Sa méthode créative consistait à prendre ce qu’il aimait et à le faire passer par le filtre de son humour absurde et de son amour pour les arts martiaux. Des personnages comme Suppaman dans Dr. Slump démontrent que l’auteur était parfaitement conscient des similitudes et préférait les parodier plutôt que de les dissimuler. Il s’agissait souvent d’un clin d’œil, d’une forme d’hommage qui enrichissait son univers.

Pourquoi ce débat est-il pertinent aujourd’hui ?

Ce débat resurgit avec une acuité particulière aujourd’hui, après le décès de l’auteur en 2024, car son héritage est désormais sous le microscope. Si certains y voient un « manque d’originalité », la majorité des experts s’accorde à dire que le génie de Dragon Ball ne résidait pas dans l’invention pure et simple de la roue, mais dans la manière dont il l’a fait tourner. Il a pris des concepts sérieux de la science-fiction américaine et leur a injecté l’esprit du shonen, créant ainsi quelque chose qui, ironiquement, a fini par être plus populaire mondialement que bon nombre des œuvres qui l’ont inspiré.

Au final, comme le souligne l’un des commentaires les plus plébiscités du fil : « Shakespeare copiait aussi des histoires grecques. L’important n’est pas d’où l’on tire les idées, mais ce que l’on en fait. »

Et vous, croyez-vous qu’Akira Toriyama a franchi la ligne du plagiat ou qu’il était simplement un génie du remix culturel ?

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