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Crise natalité Japon: Un manga choc imagine l’infidélité d’État

Illustration du manga Official Adultery? et la crise de natalité au Japon

La crise de natalité au Japon est un sujet récurrent, alimentant aussi bien les discours politiques austères que des mesures gouvernementales parfois désespérées. Mais l’industrie du manga vient de propulser cette problématique à un niveau d’absurdité totalement inédit. Ce 24 février 2026, le magazine Weekly Young Magazine de Kodansha a lancé en ses pages Official Adultery? (Kōshiki Furin?), une nouvelle série qui transforme littéralement l’infidélité en une obligation patriotique, parrainée par l’État lui-même.

Première page du manga Official Adultery? de Nikumaru

L’infidélité d’État, une réponse radicale à la crise de natalité au Japon

L’esprit derrière cette proposition audacieuse est Nikumaru, un auteur déjà reconnu pour son exploration des relations toxiques et moralement ambiguës à travers des œuvres comme Bad Girl et Someone’s Girlfriend. Son nouveau protagoniste, Fumiya, est un employé de bureau ordinaire, marié depuis sept ans. Leur union est cependant confrontée à un problème critique selon les normes gouvernementales : la flamme de l’intimité s’est éteinte, et le couple n’a pas d’enfants.

Plutôt que de leur proposer une thérapie de couple ou des incitations fiscales, le gouvernement de ce Japon dystopique intervient avec une loi glaçante : les couples sans enfants sont contraints de se séparer et de commencer une cohabitation avec de « nouveaux partenaires » désignés par l’État. Oui, vous avez bien lu. Le gouvernement vous attribue une autre personne et vous force à entretenir une liaison extraconjugale dans l’espoir que, enfin, le taux de natalité du pays remonte.

Personnage masculin du manga Official Adultery? face à une décision du gouvernement

Entre drame psychologique et critique sociale : les enjeux d’« Official Adultery? »

Ce qui confère à Official Adultery? une résonance particulière dès son premier chapitre, c’est la manière dont il instrumentalise un problème sociodémographique bien réel – le vieillissement de la population japonaise – pour justifier une prémisse digne d’un scénario de thriller psychologique. La série s’annonce comme un drame intense, où les personnages devront naviguer entre la culpabilité, la jalousie et le dilemme éthique d’être infidèles parce que « la loi l’exige ». La présence d’un point d’interrogation dans le titre même est une moquerie acerbe de la moralité de cette mesure extrême.

S’agissant d’un seinen publié dans la même revue qui abrite des récits matures et sans censure, on peut s’attendre à ce que Nikumaru ne se retienne pas au moment de dépeindre le chaos émotionnel (et charnel) de ses personnages. Pour l’heure, le manga est exclusivement disponible au Japon, mais avec une prémisse aussi clivante, ce n’est qu’une question de temps avant que les forums occidentaux ne s’emparent de chaque chapitre pour des débats passionnés.

Et vous, que feriez-vous si le gouvernement vous envoyait une lettre vous obligeant à vivre avec un nouveau partenaire pour « sauver le pays » ?

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